Les rêves

Un homme décrit son rêve:

 » J’apprends qu’un homme a pu se procurer des oeufs de dragon. J’arrive à le rencontrer et à lui en acheter. Ils couvent et donnent naissance à des bébés très jolis et très doux. Je suis très content. Mais malheureusement, je me rends compte qu’ils grandissent très vite, et en grandissant deviennent de plus en plus fort et dangereux. Effrayé, je décide de m’en débarrasser à temps, et je retourne voir mon vendeur pour le persuader de faire de même. J’y réussis, et nous détruisons à temps les jeunes dragons. Pourtant, je sais qu’un homme a délibérément acquis des oeufs de dragons et les élève sciemment, pour qu’ils fassent le plus de mal possible.

Je vais le voir et le somme de tuer les jeunes dragons. Nous battons. Après un combat difficile – ou j’utilise ma connaissance du combat- je prends le dessus et détruis tout l’élevage.

 J’ai réussi mais je sais que d’autres encore que lui possèdent des oeufs de dragons… »

Dynamique du soi    La fine pointe de l’âme      LILLY JATIOT       édition accarias l’originel    2008

Donald W Winnicot rapporte le rêve d’une patiente:

« Elle a rêvé qu’elle était sous un tas de gravier. Toute la surface de son corps était d’une sensibilité extrême, à un point quasi impossible à imaginer. Sa peau était brûlée, ce qui lui paraissait être sa façon de dire qu’elle était extrèmement sensible et vulnérable. Elle était brûlée partout. Elle savait que si quelqu’un venait lui faire quoi que ce soit la douleur serait tout simplement impossible à supporter, douleur tant physique que morale. Elle n’ignorait pas le danger qu’il y avait qu’on vienne enlever le gravier et lui faire des choses pour la soigner et la situation était intolérable. Elle mit l’accent sur le fait que c’était accompagné de sentiments intolérables comparables aux sentiments afférents à sa tentative de suicide. (Elle avait fait deux tentatives de suicide [...]) Elle dit:  » C’est simple, ça ne peut plus durer, on ne peut plus rien supporter. L’horreur c’est d’avoir un corps et puis l’esprit n’en peut plus. C’est trop. C’était l’ampleur et le caractère absolu du travail qui le rendait si impossible. Si seulement on me laissait tranquille, si seulement on cessait de m’embêter. » Pourtant, voici ce qui se passait dans le rêve: quelqu’un venait verser de l’huile sur le gravier avec elle dedans. L’huile passait au travers, touchait sa peau et elle en était recouverte. Puis on la laissait sans interveneir d’aucune façon durant trois semaines, au bout desquelles on pouvait enlever le gravier sans qu’elle en souffre. Il restait cependant un petit point douloureux entre les seins, une surface triangulaire que l’huile n’avait pas atteinte et d’où sortait quelque chose qui ressemblait à un petit pénis ou à un cordon. Il fallait s’en occuper et naturellement c’était un peu douloureux, mais au demaurant tout à fait supportable. Cela n’avait simplement pas d’importance, on l’avait juste enlevé en tirant. »

Donald W. Winnicott     » Le bébé et sa mère »     Science de l’homme    Payot page 73

Deux rêves, utilisant un même thème, rapportés à quelques mois d’intervalle par le même homme:

« Je suis dans un ascenseur en compagnie de personnes non identifiables. L’ascenseur descend jusque dans un grand hall souterrain, où se trouve sa machinerie. Cela ressemble à un grand huit forain. Il y a des rails cylindriques, beaucoup de couleurs, l’ambiance est à la fête. Des ouvriers en combinaison orange projettent, à grands jets, de la graisse rose à l’aide d’objets ressemblants à des seringues. Au milieu du hall se trouve une sorte d’armoire de commande et dans cette armoire, un bouton qui déclenche un haut parleur diffusant de la musique. »

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« Je participe à une randonnée en montagne, sur un chemin enneigé. Il y a mon père et ma mère (morte depuis peu), sur la gauche du chemin un à pic vertigineux, sur la droite une vieille usine désafectée. A l’intérieur d’un enclos grillagé, on peut voir les restes d’une machinerie d’ascenseur, des poulies rouillées, sans câbles, sans guides. Il y a aussi une batisse de brique, qui doit probablement abriter un vieux moteur. Tout ceci est en fait le squelette rouillé d’un ancien ascenseur qui devait hisser des promeneurs le long de l’à pic. Un squelette…C’est ça, un squelette… »



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